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Pour un sportif, se soigner peut s'avérer très compliqué.

La prise de médicaments doit être adaptée au type de patient :

Médicament et sportif : un terrain épineux

  • Chez les sportifs, la médication est un domaine extrêmement surveillé.
  • En France, il est complexe, pour un sportif licencié souffrant d'une maladie chronique, aiguë, ou de maux passagers, de prendre un médicament sans risquer d'être soupçonné d'user de produits dopants.
  • En effet, de nombreux médicaments contiennent des substances interdites par la législation.

Médicament et amélioration des performances

  • Nombreuses sont les substances entrant dans la composition d'un médicament, capables - en plus de leurs fonctions thérapeutiques - d'améliorer considérablement les performances d'un sportif.
  • Leur premier usage exclusivement médical est parfois détourné.
  • Le contrôle antidopage permet de lutter contre l'utilisation de ces substances dopantes à d'autres fins que médicales.
  • Pour éviter toute confusion, un sportif licencié doit informer de son statut :

Le cas des stéroïdes anabolisants : des hormones

  • Les hormones dérivées de la testostérone, répertoriées sous le terme de « stéroïdes anabolisants », augmentent les performances sportives en impactant le métabolisme.
  • Leurs principaux effets sont :
    • l'augmentation du tissu musculaire,
    • le blocage de l'effet du cortisol entraînant une baisse du temps de récupération suite à un effort physique,
    • la transformation des cellules graisseuses en cellules musculaires,
    • la croissance des cellules,
    • la stimulation de la moelle osseuse,
    • la virilisation, etc.
  • La pratique de certains sports a été longtemps liée à l'utilisation de stéroïdes anabolisants, aujourd'hui hautement interdits par les instances sportives :
    • le bodybuilding,
    • le cyclisme,
    • l'athlétisme,
    • le football,
    • l'haltérophilie, etc.

Législation du médicament chez les sportifs : antidopage

Pour lutter contre toute forme de dopage chez les sportifs, la législation est très stricte.

Des règles drastiques, même pour les traitements indispensables

  • Sous certaines conditions, un sportif peut être autorisé à prendre des médicaments à base de substances interdites par le règlement antidopage :
    • il doit être vérifiable que, sans traitement, le sportif est exposé du fait de sa maladie, à deux préjudices :
      • concernant sa santé,
      • concernant sa carrière de sportif.
    • aucune alternative n'est possible pour guérir le sportif,
    • le médicament doit apporter une amélioration exclusivement sur le plan santé du sportif, mais ne doit en aucun cas permettre une quelconque augmentation de ses performances.

Exemples :

  • l'insuline est autorisée pour un sportif diabétique insulinodépendant,
  • la cortisone est autorisée pour venir à bout d'un eczéma.

L'automédication est fortement déconseillée à un sportif licencié.

Des traitements soumis à une demande d'autorisation

Pour pouvoir bénéficier d'un médicament à substance interdite, un sportif licencié doit demander une AUT, c'est-à-dire une Autorisation d'usage à des fins thérapeutiques.

Il existe 2 types d'AUT :

  • AUT standard pour tout traitement contenant une substance interdite faisant l'objet d'une prescription en vue de soigner une maladie telle que :
    • troubles cardiaques,
    • diabète,
    • douleurs, etc.
  • AUT abrégée si le sportif est asthmatique et doit prendre des glucocorticoïdes.

Des traitements non interdits

Heureusement, un sportif licencié peut utiliser des médicaments qui ne sont pas frappés d'interdiction, par exemple :

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Médicament : le danger des substances dopantes

  • Un sportif qui utilise des substances dopantes expose sa santé à des risques importants.
  • L'usage de médicaments comme l'insuline ou de substances comme l'hormone de croissance entraîne des effets secondaires.

MÉDICAMENTS ET EFFETS SECONDAIRES

Médicament Exemples d'effets indésirables
Corticoïdes. Troubles cardiovasculaires.
Stéroïdes androgènes et autres anabolisants.
  • Ruptures tendineuses.
  • Virilisation chez la femme.
Hormones peptidiques telles que EPO (érythropoïétine).
  • Embolie pulmonaire.
  • Accidents cérébraux.
Diurétiques. Déshydratation.
Stimulants. Troubles cardiovasculaires.
Stupéfiants (héroïne, cocaïne...).
  • Dépendance psychique.
  • Dépendance physique.
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