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Un traitement par AVK est un traitement anti-vitamine K. Prescrit dans certaines pathologies cardiaque et trhromo-emboliques, il s'agit d'un médicament anti-coagulant, c'est-à-dire qui fluidifie le sang.

AVK : mode d'action et indications

La vitamine K joue un rôle dans la coagulation du sang. Un traitement anti-vitamine K permet de ralentir la coagulation du sang et empêche la formation de caillots (thrombus) dans les vaisseaux sanguins (veines et artères).

En France, trois molécules sont utilisées comme AVK : la warfarine, la fluindione et l'acénocoumarol. Le traitement se prend par voie orale, tous les jours à la même heure, en général pendant plusieurs mois, plusieurs années, voire à vie selon l'indication.

Les anti vitamine K sont prescrits dans plusieurs pathologies :

  • phlébite (thrombus dans une veine) ;
  • embolie pulmonaire (thrombus dans les artères pulmonaires) ;
  • troubles du rythme cardiaque (fibrillation auriculaire) ;
  • anomalies ou prothèses mécaniques des valves cardiaques.

La prescription peut se faire en relais d'un autre traitement anti-coagulant, l'héparine.

Complications dues aux anti vitamines K

Les anti vitamine K sont les traitements de référence des pathologies précitées. Néanmoins, ils peuvent être la source de complications menant à des hospitalisations. Nombre de ces complications peuvent être évitées si le médicament est correctement utilisé.

Les complications majeures sont :

  • Le risque hémorragique (saignement) en cas de surdosage, le sang devenant trop fluide. Le patient s'expose alors à des hémorragies intestinales, cérébrales (en cas de traumatisme crânien), à des épistaxis (saignements de nez)...
  • Le risque thrombotique (caillot) en cas de sous-dosage, le sang étant alors trop épais. Le traitement ne permet pas d'empêcher la formation ou la récidive d'un caillot (thrombus).

Pour éviter ces complications, le traitement par anti vitamine K doit être équilibré, c'est-à-dire ni surdosé ni sous-dosé.

Équilibre du traitement par AVK

Surveiller l'INR

Pour savoir si le traitement par AVK est équilibré, et donc efficace sans risque d'hémorragie, il faut doser l'INR (sigle de « International Normalised Ratio ») grâce à une prise de sang. C'est le paramètre biologique dosé en laboratoire qui permet la surveillance du traitement.

Chez un sujet qui ne prend pas d'AVK, l'INR est à 1. Chez le patient traité par anti vitamine K, l'INR cible diffère selon la pathologie :

  • entre 2 et 3 dans la majorité des indications (un INR inférieur à 2 reflète une dose insuffisante et, en règle générale, s'il est supérieur à 3 c'est que la dose est trop forte) ;
  • 3,5 voire 4 en cas de prothèse valvulaire mécanique.

En dessous de l'objectif, il y a sous-dosage et risque de thrombose. Au-dessus le risque est hémorragique par surdosage (surtout si l'INR est supérieur à 5).

Pour surveiller l'équilibre du traitement anti vitamine K, l'INR doit être réalisé au moins une fois par mois. La dose est adaptée avec l'aide du médecin en fonction du résultat. L'INR doit, si possible, toujours être réalisé dans le même laboratoire.

Autres paramètres à prendre en compte

De nombreux paramètres peuvent venir perturber l'équilibre du traitement : interactions médicamenteuses (antibiotiques), oublis de prises ou horaires irréguliers, alimentation riche en vitamine K (s'opposant à l'action du médicament).... C'est pourquoi le patient doit, avec l'aide de l'équipe soignante, comprendre son traitement et adopter les bons comportements. Ainsi, les risques de complications diminuent.

Conduite à tenir lors d'un traitement par anti vitamine K

Il appartient à l'équipe soignante d'éduquer le patient à son traitement. 

Ainsi, le patient doit savoir :

  • reconnaître les signes de surdosage (saignement du nez, hémorragie de la conjonctive, sang dans les urines, maux de tête inhabituels...) et contacter un médecin en urgence ;
  • éviter les aliments contenant de la vitamine K (brocolis, choux, laitue...) ;
  • signaler à tout personnel soignant qu'il est traité par anti vitamine K et porter une carte le stipulant ;
  • remplir son carnet de suivi ;
  • aller au laboratoire tous les mois pour doser l'INR, et en connaître la cible ;
  • prendre son traitement quotidiennement, à heure régulière.

De même, le patient ne doit jamais :

  • pratiquer l'auto-médication ;
  • prendre un comprimé oublié en cas d'oubli supérieur à 8 heures.

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